En anglais, il existe l’expression « il faut jamais juger un livre par sa couverture. » D’accord, mais ce n’est pas pareil pour les titres. Je choisis souvent les livres en fonction de leurs titres. Et celui-ci m’a intrigué tout de suite. En plus, l’écrivaine était dans mon collimateur depuis quelques années.
Il s’agit d’un roman qui traite d’une avocate à Bordeaux qui croit reconnaître le monsieur qui est venu à son bureau pour lui demander de représenter sa femme. Me Susane est convaincue que ce client était le garçon avec qui elle avait passé un après-midi quand elle avait juste dix ans et lui, quatorze. Me Susane accepte de représenter sa femme qui est mise en examen pour infanticide. Alors, l’intrigue tourne autour de ce mystère de Me Susane et sa tentative de découvrir la vérité. Mais ses souvenirs sont nébuleux donc, le lecteur ne sait jamais ce qui s’est vraiment passé. En fait, même le personnage principal ne le sait pas non plus. Ndiaye nous offre une intrigue secondaire avec la relation tendue entre Me Susane et son aide à domicile. Même si elle a servi comme un contrepoint pour développer un peu plus le personnage principal, ça semblait aléatoire et ce n’était pas intéressant.
Au niveau de la lecture pour une étudiante FLE, c’était difficile. Déjà frustrée par la mémoire floue de la protagoniste et une intrigue que ne semblait aller nulle part, c’était encore plus vexant d’arrêter presque à chaque paragraphe pour chercher des mots dans le dictionnaire. Beaucoup de mots étaient décrits comme soutenus ou littéraires. Non seulement le vocabulaire, mais les structures de phrase étaient difficiles à comprendre. Souvent, il fallait que je relise deux ou trois fois ou même recoure à Google Translate. Marie Ndiaye a écrit d’autres livres qui m’intéressent mais je vais attendre d’avoir terminé mon C2 !
Éditions Gallimard, 2021 – 232p.

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